Le syndicat Force Ouvrière Pharmacie se présente 45715


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Pharmechange a permis de révéler l’énorme besoin de communication entre les professionnels de la pharmacie.

Il met en relief les difficultés rencontrées dans la vie professionnelle par les uns et les autres.

Il informe sur les droits et se veut également un lieu d’échanges et de propositions.

Près d’un millier de membres et de nombreux anonymes ont pu découvrir ce site bien fait et animé de main de maître par Francis et son équipe.

Discuter, proposer, apporter sa contribution c’est bien mais tout ceci doit être fédéré pour aboutir à des revendications structurées et réalistes.

Les organisations syndicales sont les seules structures à vous apporter cela parce qu’elles sont les seules interlocutrices à la fois des employeurs et des pouvoirs publics.

C’est donc là que vous devez faire entendre votre voix.


La Fédération FO de La Pharmacie regroupe les salariés des branches de La Pharmacie d’Officine, de la Répartition, de l’Industrie Pharmaceutique, des Laboratoires d’Analyses Médiales, de La Droguerie et du Vétérinaire; ses femmes et ses hommes sont tous des professionnels issus de ces différentes branches.

A mon entrée dans l’organisation, le secrétaire fédéral de la branche Officine, Jacques Fouet, Préparateur en Pharmacie à Niort, se battait pour obtenir notre droit à la délivrance du médicament. Nous avions alors manifesté devant les congrès de pharmaciens à Royan, La Baule, Paris, Limoges, Guéret….Pour aboutir à la loi de Juillet 1977.

C’est Bernard Devy, Préparateur en Pharmacie à Beaupréau qui le remplacera pour devenir ensuite Secrétaire Général de la Fédération de la Pharmacie en remplacement de Marguerite Adenis.

Ce même Bernard Devy est actuellement un des 13 secrétaires confédéraux élus le 7 Février dernier au Congrès de Villepinte. Il est responsable du secteur retraites et est de plus Président de l’ARRCO, (comme quoi le métier de Préparateur en Pharmacie peut mener aux plus hautes responsabilités.)

Et puisque nous sommes dans les présentations, je nommerai Jean Claude Quentin, lui aussi Préparateur en Pharmacie (Parce que comme il le dit lui-même, lorsque l’on a son Brevet Professionnel en poche on est Préparateur en Pharmacie toute sa vie) également secrétaire confédéral et responsable du secteur emploi, chômage et formation.

Deux préparateurs en pharmacie sur les 13 secrétaires confédéraux cela atteste à quel point FO a eu à connaître les problèmes liés à la profession.

Les années ont passé et les préoccupations sont restées les mêmes : l’avenir du préparateur, les salaires, la formation, la convention collective, la protection sociale...

Les Commissions et autres Comités

Des structures professionnelles existent qui permettent aux organisations syndicales d’intervenir dans le devenir de leur profession. Force Ouvrière, le plus représentatif y occupe une large place. Je citerai :

La Commission des Préparateurs en Pharmacie (ex - Commission L.583)

Cette Commission est placée sous l'autorité du Ministère de la Santé. Siègent à cette Commission des représentants du Ministère des Affaires Sociales, de l'Education Nationale, de la Direction Générale de la Santé, des organisations syndicales patronales, du Conseil de l'Ordre et des organisations syndicales de salariés. Cette Commission consultative est chargée d'étudier et de proposer les modifications des conditions d'exercice du Préparateur en Pharmacie et de donner un avis sur les textes législatifs qui sont proposés au Parlement. C'est cette Commission qui s'est penchée, en 1977, sur le statut du Préparateur en Pharmacie.

Elle statut également sur les demandes d’autorisation d’exercice, en France, de la profession de Préparateur en Pharmacie émanant de ressortissants de l’Union Européenne.

La C.P.N.E. (Commission Nationale Paritaire pour l’Emploi)

Issue d'un accord du 16 Décembre 1991, cette Commission composée à parité de représentants patronaux et de représentants des organisations syndicales représentatives sur le plan national (4 par organisation) est chargée de définir la politique de la branche professionnelle en matière d'emploi et de formation professionnelle. Elle se réunit 4 fois par an. Actuellement, elle joue un rôle important dans le cadre de la Formation Professionnelle Continue chargée de dégager les axes prioritaires de formation qui seront éligibles au financement par le Fonds d'Assurance Formation des Professions Libérales et qui feront l'objet de demande de prise en charge par les salariés ou leurs employeurs. Elle établit également des liaisons avec les organismes susceptibles de lui fournir les informations sur la situation de l'emploi, sur le nombre de jeunes en formation, etc... Le dernier travail entrepris par cette commission est la mise en place d’un Contrat d’Etudes Prospectives.

L’OPCA-PL (Organisme Paritaire de Collecte Agréé des Professions Libérales)

Cet organisme où siégent des représentants des syndicats de salariés est plus particulièrement chargé de financer les actions de formation définies par les branches professionnelles. Les fonds collectés auprès des pharmaciens sont redistribués en fonction des demandes des utilisateurs pour la Formation Continue et pour financer les contrats de qualification de la pharmacie (formation des jeunes dans le cadre du B.P. de préparateur en pharmacie).

La 20ème C.P.C. (Commission Paritaire Consultative)

Cette Commission placée sous l'autorité du Ministère de l'Education Nationale est chargée plus spécialement de la création ou de la rénovation des diplômes de l'Enseignement Technique du secteur sanitaire et social. Composée également de représentants des branches professionnelles concernées, elle peut mettre en place des sous-commissions chargées d'étudier les conditions d'une modification des diplômes. C'est dans ce contexte qu'ont été définies les nouvelles conditions d'accès au nouveau B.P. et le nouveau programme de ce diplôme. C’est cette commission qui a émis un avis sur la création du BAC PRO pharmacie (FO ayant voté contre) ou sur la récente modification de l’épreuve pratique E3. A la dernière réunion de cette Commission FO a rappelé à nouveau notre revendication sur le positionnement de niveau III de notre Brevet Professionnel.

La Commission Paritaire Mixte

Cette Commission a pour rôle de réunir l'ensemble des partenaires sociaux (pour les responsables patronaux : la FSPF et l'UNPF - pour les Organisations Syndicales : FO, CFTC, CGT, CFDT et CGC) en présence d'un représentant du Ministre du Travail, afin d'élaborer, dans le cadre de la négociation collective, les textes permettant aux salariés de l'Officine de bénéficier de garanties collectives applicables à l'ensemble du secteur relevant du champ d'application de la CCN. Cette Commission est également chargée de négocier les salaires minima conventionnels.

La Commission Paritaire d’Interprétation.

Cette commission paritaire prévue par l’article 30 de la Convention Collective a pour rôle de donner un avis sur les difficultés d’interprétation de cette Convention Collective, de ses avenants et annexes. Elle est composée au maximum de 2 représentants de chacune des organisations syndicales de salariés signataires de la dite Convention et d’un nombre égal d’employeurs. Cette commission a eu à statuer récemment sur un désaccord d’interprétation des rémunérations des « Gardes et Urgences ».

La Prévoyance - Retraite Complémentaire

La prévoyance et la retraite complémentaire sont deux éléments essentiels de la CCN de la Pharmacie d'Officine. Un Comité paritaire de gestion est chargé de contrôler les comptes du régime et de proposer aux partenaires sociaux les modifications, améliorations, afin de tenir compte de l'équilibre financier du régime dont la contribution relève d'une participation employeur et salarié. Des représentants des organisations syndicales de salariés et d'employeurs siègent à ce Comité avec les règles de fonctionnement sont définies dans la CCN de l'Officine ainsi que les taux de cotisations et les prestations. Leur rôle consiste à gérer les régimes de retraite, d'assurer un contrôle de la gestion financière et d'élaborer la politique de l'action sociale qui contribue à la répartition des aides financières aux ressortissants en difficulté. Elles est intervenue récemment à la demande de FO pour combler le vide existant pour les salariés en congé paternité qui ne se trouvait sans couverture sociale, le contrat de travail de travail étant suspendu pendant cette période.

L’énumération de toutes ces structures et commissions en tout genre (il en existe d’autres) vous permet d’avoir une meilleure idée de la façon dont l’organisation syndicale intervient dans votre devenir professionnel.

En adhérant à celle-ci vous maîtrisez davantage votre destin professionnel et pouvez peser davantage sur les décisions qui pourraient être prises.

Ne vous y trompez pas, l’avancée dans les négociations collectives ne se fait qu’en établissant un rapport de force. Les employeurs, au cours d’une réunion paritaire n’accordent que ce qu’ils veulent bien en fonction de leurs intérêts propres. La seule façon de peser efficacement est de faire sentir le poids de votre détermination grâce à la puissance de vos troupes.

La Cotisation

L’adhésion à une organisation syndicale se fait par le biais du paiement d’une cotisation. Chaque syndicat départemental fixe le montant de ses cotisations. On retiendra toutefois que les statuts de la Confédération FO prévoient que la cotisation habituellement retenue correspond à la rémunération d’une heure de salaire par mois. Ce qui revient à dire que la cotisation d’un coeff. 280 est d’environ 116 Euros. Sachant que cette somme est déductible pour moitié de vos impôts, le coût réel d’une cotisation annuelle est de 58 Euros soit 4,83 Euros par mois, le prix d’un paquet de cigarette.

Où va l’argent ?

Le syndicat conserve une partie de la cotisation pour assurer ses propres moyens de fonctionnement.

Le reste se partage entre l’Union Départementale, La Fédération de la Pharmacie et la Confédération. Ces diverses structures ayant à supporter des frais de gestion, de salaires, d’immobilier…

L’équipe actuelle :

Le 38è congrès fédéral qui s’est tenu à Marseille en Novembre 2003 Les membres de la Commission Exécutive de la Fédération se composent de 9 représentants de l’officine, 10 de l’industrie pharmaceutique, 4 de la Répartition, 1 de l’Uniphar (droguerie, vétérinaire), 2 des Laboratoires d’Analyses Médicales.

Le secrétaire général de la Fédération est Gilbert Lebrument issu de l’Industrie Pharmaceutique et le secrétaire général adjoint est Patrick Lemétayer Préparateur en Pharmacie.

Patrick est secrétaire de la branche Officine, c’est lui qui fourni le plus gros du travail concernant la pharmacie d’officine au sein de la Fédération.

Le connaissant depuis maintenant de nombreuses années j’ai pu apprécier l’énorme travail accompli et le dévouement sans faille, parfois au détriment de sa santé et de sa vie familiale, dont il fait preuve pour la défense des intérêts des salariés de la pharmacie.

 

 

Les membres de la CE salariés de la pharmacie :

  • Patrick Lemétayer : Préparateur en Pharmacie et secrétaire général adjoint de la Fédération FO Pharmacie.
  • Arielle Bonnefoy : Préparatrice en Pharmacie actuellement en exercice dans le 37
  • Marie Claude Castagnet : Préparatrice en Pharmacie actuellement en exercice dans le 40
  • Olivier Clarhaut : Préparateur en Pharmacie actuellement en exercice dans le 59
  • André Doclot : Préparateur en Pharmacie actuellement en exercice dans le 59
  • Laurent Haon : Pharmacien adjoint actuellement en exercice dans le 30
  • Christian Lantheaume : Préparateur en Pharmacie actuellement en exercice dans le 26
  • Vincent Monteil : Préparateur en Pharmacie actuellement en exercice dans le 87
  • Gilles Sallé : Préparateur en Pharmacie actuellement en exercice dans le 85

Quelles sont les priorités dans les revendications ?

Les délégués représentant les syndicats Force Ouvrière de la Pharmacie d’Officine, présents à Marseille les 9, 10 et 11 novembre 2003 pour le 38ème congrès de la Fédération Nationale FO de la Pharmacie se sont réunis en commission de travail sous la présidence de Christian LANTHEAUME. Ils ont débattu et analysé plusieurs points de réflexion sur des orientations et priorités que la Fédération FO de La Pharmacie devra mettre en oeuvre au cours des 3 années à venir.

A cet égard :

Sur les classifications.

En fonction des négociations à venir, les délégués ont souligné la marge de manœuvre restreinte pour faire évoluer de manière réelle les classifications de la Convention Collective. Ils considèrent que ce n'est pas la grille actuelle des classifications qui pose des problèmes mais la valeur du point qui est trop faible.

Par ailleurs, compte tenu de la non évolution du coefficient 300 du préparateur assimilé-cadre et des coefficients 400, 500, 600 et 800 des cadres pharmaciens dans l’accord du 22 juin 1987, ils revendiquent l'une ou l'autre des solutions suivantes.

Etablir comme référence dans la Convention Collective un coefficient de préparateur assimilé-cadre supérieur au 300, ce qui permettrait ainsi aux coefficients inférieurs de pouvoir évoluer.
Ou :

Fixer la valeur du point sur la base du coefficient 400 au moins égal au niveau du plafond de la Sécurité Sociale et la moitié de ce dernier pour le salaire minimum au coefficient 100.

Quelque soit le cas de figure, ils revendiquent également l’établissement d'un plan d'évolution de carrière pour le cadre pharmacien avec des coefficients appropriés.

Sur les salaires.

Les délégués ont souligné que l'on demandait de plus en plus aux salariés de l’Officine, de s’investir avec compétence et de démontrer une capacité à comprendre les enjeux économiques. Dans le même temps, pour la majorité d'entre eux, la rémunération est basée sur le minimum conventionnel du coefficient de la grille, sans réelle reconnaissance du contenu du travail garantissant une rémunération décente. De ce fait, la pénurie de personnel qualifié (préparateur et pharmacien) est la conséquence en majeure partie de cette situation.

A juste titre, ils forment le souhait que les employeurs prennent rapidement conscience que la grille conventionnelle des salaires constitue un minimum et que la compétence et le niveau des diplômes doivent être enfin reconnus.

En ce sens, ils exigent que les négociations salariales débouchent sur des accords significatifs de relèvement des minima conventionnels de la grille, notamment par l'alignement du coefficient 400 sur le plafond de la Sécurité Sociale.

Sur le régime de prévoyance des salariés non-cadres.

Depuis l'année 2002, le risque « invalidité - incapacité de travail » est fortement déficitaire en raison d'arrêts de travail plus nombreux .

Après la tenue de la Commission Paritaire du 20 octobre 2003 où aucun point d’entente n'a pu être trouvé, les délégués souhaitent qu'un compromis puisse être adopté rapidement, afin de pérenniser le risque « invalidité - incapacité de travail » qui permet de couvrir, dans les meilleures conditions, les salariés en arrêt-maladie.

Sur la Formation Professionnelle Initiale et Continue.

Les délégués ont souligné l'importance de la formation et du perfectionnement professionnel qui doivent permettre à tous les salariés d'évoluer professionnellement et socialement tout au long de leur vie.

En ce sens, ils se félicitent de l’accord national interprofessionnel du 20 septembre 2003 relatif à l'accès des salariés à la formation tout au long de la vie professionnelle et, notamment de la disposition phare de cet accord le droit individuel à la formation (DIF). Il permettra aux salariés de disposer d’un droit personnel tout en réduisant les difficultés et inégalités d'accès à la formation.

Ils mandatent la Fédération pour transposer cet accord à la Convention Collective en l’améliorant si possible.

Concernant la Validation des Acquis de l’Expérience.

Non réticents à la VAE, les délégués ont toutefois souligné leur inquiétude concernant les risques de dérives qui pourraient être préjudiciables à la valeur du diplôme de Préparateur en Pharmacie.

Aussi, ils s’interrogent sur les objectifs de la VAE qui pourrait in fine conduire à une baisse du coût de la formation et du travail tout en permettant, grâce à un jury complaisant, de compenser la pénurie d'une catégorie de salariés.

Ils considèrent que, pour être dynamique et pour favoriser durablement. le maintien du salarié dans son emploi, la VAE doit s'intégrer dans un processus de formation défini par la branche.

Concernant l'obligation de formation continue pour tous les Pharmaciens.

Si l'entretien et le perfectionnement des connaissances sont une nécessité, les délégués regrettent cependant que la loi n'ait pas étendu cette obligation de formation aux Préparateurs en Pharmacie qui secondent et assistent le Pharmacien dans la préparation et la délivrance au public du médicament. Ils en revendiquent l'extension au Préparateur en Pharmacie.

Concernant le positionnement du diplôme de Préparateur en Pharmacie.

Unanimement, les délégués ont souligné que le BP, rénové en 1997, était dans une impasse en terme de formation. Véritable voie de garage, il ne permet pas la poursuite d'études pour accéder à un niveau supérieur dans les professions de santé.

En ce sens, ils soutiennent les démarches engagées par la Fédération pour la reconnaissance du Préparateur en Pharmacie au sein des Professions de Santé ainsi que les revendications auprès des Ministères de la Santé et de l’Education Nationale pour le positionnement du BP de Préparateur en Pharmacie vers un diplôme de niveau III.

Ils souhaitent qu'une réflexion soit menée afin de retrouver l'unicité du diplôme avec les Préparateurs en Pharmacie hospitalière.

Concernant le BAC Pro Commerce avec un module d'approfondissement sectoriel Pharmacie.

Le leurre du BAC Pro Commerce « option Pharmacie » a, de nouveau, fortement offusqué tous les délégués.

Devant les dérives de certains centres de formation concernant les conditions d'accès au BAC Pro Commerce des jeunes titulaires du BEP Carrières Sanitaires et Sociales, ils demandent à la Fédération d’intervenir auprès de la Délégation Générale de l’emploi et de la Formation Professionnelle (DGEFP), pour signaler le non-respect d'un avis paritaire émis par la branche pour l'accès direct de ces jeunes à la formation du BP.

Enfin, ils s’inquiètent que cette filière du BAC Pro Commerce puisse être un jour considérée comme une nouvelle « voie royale » pour accéder au BP, conduisant aux dérives déjà vécues avec le CAP et qui ont, d'ailleurs, conduit à sa perte.

Concernant le lobbyinq et le mercantilisme de certains centres de formation.

Face aux pressions de certains centres ou organismes de formation visant à mettre en oeuvre un certificat de compétence académique, un diplôme d'employé en pharmacie polyvalent, de secrétaire d’officine, de vendeur, de rayonniste, de technicien en pharmacie, etc... les délégués souhaitent, qu'en dehors de toute étude approfondie, la CPNE condamne avec fermeté tous ces débordements et toutes ces dérives.

Ils demandent également à la CPNE d’intervenir auprès de chaque Président de Région pour ne financer que le seul diplôme défini par la Convention Collective, en l'occurrence, le BP de Préparateur en Pharmacie, en deux ou trois ans.

Sur le Contrat d'Etudes Prospectives de la Pharmacie d’Officine.

Si les délégués ont souligné leur satisfaction pour le lancement d'une étude au sein de la Profession, en revanche, ils s'inquiètent du silence de l’Etat sur son financement.

Conjointement, sans attendre, ils souhaitent l'ouverture de négociations au sein de la branche, afin de mettre en oeuvre un observatoire prospectif des métiers et des qualifications conformément à l'accord interprofessionnel du 20 septembre 2003.

Sur le Respect de la délivrance du médicament.

Si l’Officine est davantage préoccupée par l’économie que par l'éthique, elle se doit cependant de respecter l'ensemble des obligations et règles de conduite qui restent attachées au monopole pharmaceutique et à la délivrance du médicament fixées par le Code de la Santé Publique.

A cet égard, face aux nombreuses infractions en matière de délivrance du médicament, qu'ils sont à même de constater quotidiennement, les délégués se sont à nouveau insurgés contre l'attitude laxiste des autorités chargées de faire appliquer la loi.

Ils exigent que les textes du Code de la Santé Publique qui encadrent strictement la délivrance du médicament au public soient enfin respectés. L'avenir du Pharmacien Adjoint et du Préparateur en Pharmacie en dépend.

La délivrance du médicament par ces personnels qualifiés doit, par ailleurs, être en accord avec la sécurité optimale qu'est en droit d'attendre le malade dans une Officine. Tout manquement à la mission primordiale de la Pharmacie pourrait, un jour ou l'autre, entraîner de graves conséquences pour la Santé Publique. Des faits sont malheureusement là pour nous le rappeler.

Malgré nos interventions régulières pour alerter les responsables concernés, les délégués ont souhaité unanimement que des démarches soient entreprises auprès du Ministère de la Santé afin de faire respecter la législation en vigueur.

Sur le respect de la CCN étendue de la Pharmacie d'Officine.

Actes écrits, toutes les dispositions de la Convention Collective ont été obtenues grâce à la signature d'accords négociés par les organisations syndicales patronales et les syndicats représentatifs des salariés de la Pharmacie d'Officine.

Devant les nombreuses sollicitations de salariés qui ne peuvent obtenir l'application de leurs droits, les délégués FO de l’officine demandent et exigent des deux chambres patronales signataires (FSPF et UNPF) qu'elles fassent respecter les dispositions conventionnelles par les pharmaciens titulaires.

En ce sens, les délégués incitent les salariés, avec l’aide de leurs syndicats, à fonder une action en référé prud'homal en application de l'article L.411-11 du Code du Travail pour obtenir de leur employeur une obligation de faire.

Sur la Syndicalisation.

Comment valoriser la syndicalisation ?

Les délégués appellent tous les syndicats départementaux Force Ouvrière de la Pharmacie d'Officine à poursuivre et amplifier le patient travail militant.. Ce n'est qu'à ce prix qu'ils pourront augmenter leur nombre d'adhérents.

Ils leur demandent également de tout mettre en oeuvre pour privilégier les adhérents en matière d'information et de communication.

Par ailleurs, Ils se sont félicités que les pharmaciens adjoints, très peu syndiqués jusqu’à ces dernières années, rejoignent force Ouvrière au sein de la seule Fédération purement spécifique à la Pharmacie et qui est la plus apte et la mieux placée pour comprendre leurs problèmes.

Enfin, ils appellent tous les salariés de l'officine, Pharmaciens, Préparateurs en Pharmacie, Employés, jeunes en formation, etc... à venir rejoindre leurs collègues organisés au sein des syndicats Force Ouvrière libre et indépendant de la Pharmacie d'Officine.

Ils rappellent que se syndiquer est une nécessité dans la vie professionnelle. C'est, notamment : entendre et connaître ses droits pour les revendiquer.

Pour conclure :

Il est bien évident que le temps imparti à cette commission de travail n’a pas permis d'aborder tous les sujets, tels que la rémunération des gardes et astreintes, les conditions de travail, etc...

Cependant, les délégués rappellent que, dans le cadre de la politique conventionnelle, ils continueront dans la logique de leur action et de leurs responsabilités syndicales, à jeter les bases de nouveaux accords pour améliorer les droits et garanties collectives des salariés de l’officine.

En ce domaine, les délégués de l’officine Force Ouvrière tiennent à réaffirmer leur attachement à la négociation de branche.

Confirmés par les faits et l'histoire, ils considèrent que la politique conventionnelle et l'amélioration de la Convention Collective sont les seuls éléments du progrès social qui permettent le mieux au syndicalisme de remplir sa mission de défense des intérêts de tous les salariés.

Toute attaque portée à ces principes ne fera qu'aggraver le dialogue social en transformant le dynamisme du contrat collectif en mécanisme d’opposition à la négociation.

Fait à Marseille, le 10 novembre 2003

Rapport adopté à l'unanimité.

Conclusion :

Force Ouvrière est le syndicat le plus représentatif au sein de la Pharmacie d’Officine.

Il est à vocation exclusivement sociale, pas un parti politique. Il a su garder son indépendance vis à vis des pouvoirs publics, des partis politiques et du patronat. Seule la situation du salarié est prise en compte.

Vous voulez assurer et préserver vos droits, défendre vos intérêts, vos conditions de travail, garantir votre avenir et la reconnaissance de votre diplôme ; voilà de bonnes raisons pour nous rejoindre.

Nous sommes toutes et tous isolés dans de petites structures, ce qui favorise l’individualisme et le manque d’informations.

Les syndicats sont à la disposition des adhérents pour les informer sur leurs droits, les garanties offertes par la Convention Collective, etc…

Le véritable choix qui s’offre à vous est le suivant : l’isolement dans l’ignorance et l’indifférence ou la solidarité dans l’intérêt et la connaissance…

Nous restons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

Le site de la Fédération de la Pharmacie

Le site Pharmfo :

Le site du Syndicat du Nord Pas de Calais

 

Gilles Sallé

Préparateur en Pharmacie

Secrétaire du syndicat FO Pharmacie Vendée et Loire atlantique

Olivier Clarhaut

Préparateur en Pharmacie

Trésorier du syndicat FO Pharmacie Nord Pas de Calais


preppharmpreppharm Publié le : Jeudi 11 mars 2004 @ 20:59:45

Manager Manager
Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour cet intéressant exposé qui montre bien toutes les implications de la vie syndicale à tous les niveaux de décision. Je suis convaincu que bon nombre de nos collègues n'imaginent même pas cet état de fait, il était donc important de le rappeler.

Citation : "C’est donc là que vous devez faire entendre votre voix"

Si je partage ce point de vue, je voudrais quand même ajouter ceci :

- dans le cheminement d'un salarié la finalité doit être l'engagement ;

- il y a de nombreuses étapes intermédiaires en commençant par la prise de conscience ;

- le combat qui est mené par les syndicats est utile mais doit être relayé sur le terrain par l'application des décisions prises, sinon à quoi bon... ;

- pour être appliquée les mesures doivent être connues ;

A mon sens et entre autres domaines Pharmechange a son rôle à jouer ici avec votre aide et celle d'autres partenaires si vous le voulez bien !

bernymikado bernymikado
C'est une présentation claire et concrète de la section pharmacie du syndicat FO.



J'attend avec impatience les autres syndicats , pour pouvoir faire mon choix personnel.



Il est dommage , que l'ensemble des syndicats ne semblent guère intéresser par la communication envers le personnel officinal , car à ce jour c'est la première fois que je comprend et decouvre leur positionnement face au patronat.



bravo au manager du site et à ses collaborateurs pour cette initiative !





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