Index du forum »»  L'installation »» que deviennent nos crédits

que deviennent nos crédits#5701

7Contributeur(s)
loulou77dragibuszamaievElGringoWhoopsaidecreationofficinepharmaceutic
4 Modérateur(s)
ManagerWhoopsBixente64bultus
loulou77 loulou77icon_post
ok, je pète un peu les plombs en ce moment, mais ce qui m'inquiète ( je vois clair), c'est le rythme des modifications nous concernant : baisse de prix des génériques, modif marge grossiste, franchises, etc, ça n'arrête pas. ( je ne vous parle même pas des offensives de MEL et compagnie)
même si nous representons 3% du budget sécu ( en ca biensur) , imaginons que le pays soit en faillite, que deviennent alors nos crédits, parce que malheureusement je ne pourrai plus les honorer, on finit à poil, ça c'est clair, l'état ne peut plus payer les fonctionnaires, enfin, c'est arrivé en argentine, qu'est ce qu'il faut faire, un potager, planter des patates, des tomates .......... système D ?
loulou
dragibus dragibusicon_post
Quel optimisme ce soir !!

Si ta banque disparait, tes crédits aussi, non ? Voilà une belle économie en fait.
Pour le potager, c'est une bonne idée mais c'est un peu tôt en saison pour faire des plantations, à moins que tu habites le sud de la France pour te lancer dans des espèces précoces ;-)
Sinon, que te dire ... transforme tes économies en or : c'est un métal toujours négociable, même en cas de révolution.

Bonne nuit quand même !
loulou77 loulou77icon_post
merci de tes conseils dragibus.
loulou
zamaiev zamaievicon_post
Tiens pour te remonter le moral je vais te citer un "bon" journal de gauche :

http://www.alternatives-economiques.fr/la-france-est-elle-en-faillite-_fr_art_669_34813.html

La France est elle en faillite non, et encore moins dans une situation comme l'Argentine, pour autant ça ne veut pas dire qu'il faut se satisfaire de la situation, au contraire le poids de la dette devient de plus en plus lourd et finalement hypothèque nos possibilités d'investissements pour la croissance à venir.
Pourquoi : ne sommes nous pas en faillite : notre dette est notée AAA (la meilleure note des brokers) on est donc considéré comme fiable pour rembourser, car nous possédons des actifs solides qui contrebalancent le passif.
dragibus dragibusicon_post
De rien
Tu nous feras une photo de ta première récolte. :-P


Zamaiev est là aussi pour te remonter le moral : finalement l'avenir est rose et ton assiette promise aux légumes bio.


Message édité par : dragibus / 15-02-2008 00:29

ElGringo ElGringoicon_post
Loulou, la situation est assez claire malgré le tohu bohu des modifications en tout genre :
Un peu plus de 30 milliards d'€ soit quaisment 200 milliards de nouveaux francs c'est le coût des médocs annuellement en France, dont 30% environ pour sa distribution (non péjoratif !) n'en déplaise à certain, les potards ne fabriquent plus.
Donc 10 Milliards d'Euros (65 milliards de francs pour mieux imprimer) pour la dispensation des médicaments aux malades ambulatoires, ce n'est pas rien, surtout par les temps qui courent.
Normal que nos gouvernants cherchent par tous les moyens à réduire ce coût qui progresse de lui même par ailleurs.
Regardez notre croissance à 1.9% en 2007 !
Forcastée à 2.5% puis 2% pour ficeler un budget en déficit de quelques dizaines de milliards d'Euros.
Donc réduire le coût de médicaments est un objectif qui va perdurer.
Donc dispenser à moindre coût, imaginez ce que cela va entrainer ...

Quand aux cas personnels, pharmaciens endettés, il faut malheureusement le rappeler, comme disait Audiard, "les bénéfices se divisent et les réclusions s'additionnent" !

Donc personnellement, il restera toujours les emprunts à rembourser!
Eh oui le précédent titulaire lui il est partie avec de la monnaie sonnante et trébuchante ...
Donc étallement des emprunts (ce qui coutera encore plus cher au final) et si situation inextricable, revente des parts ou du fonds avec sortie plumé voire avec des dettes restantes, voire liquidation au pire et mise en route des garanties liées à l'emprunt.

L'emprunt est un acte personnel, l'etat n'est pas garant de cet investissement et resortir individuellement plumé n'est pas à mettre en parrallèle avec la gestion de la sécu et des finances de la France en général.

Au fait depuis Janvier 2008, pratiquement plus de cessions réalisées !
Cela semble devoir être le cas pour l'ensemble du 1er semestre.
Situation bloquée réellement aujourd'hui !
El Gringo
ElGringo ElGringoicon_post
Qui c'est qui va débloquer la situation officinale française où les anciens n'ont rien fait pour assurer une relève dans des conditions saines et normales ???
Mais mais c'est peut être MEL ???
Ce que la profession n'a pas su, n'a pas voulu faire, les lobbies externes s'en chargeront.
El Gringo
Whoops Whoopsicon_post
Se déposséder de leurs officines ? C'est si étonnant que les pharmaciens ne courent pas après cette évolution ? :-)
aidecreationofficine aidecreationofficineicon_post
Après la Révolution... la Terreur?

Exemples de Plans B (à n'utiliser qu'en cas de fortes pressions: les "riches" pharmaciens en colère en manque de potards révolutionnaires, les maires de la fermetures réélus incapables de rassurer leurs "interlocuteurs privilégiés", mauvaises négociations avec la grande distribution, Mac Greevy qui pète un câble, etc... etc...):

1. Encourager les municipalités à exercer leur droit de préemption sur les fonds des officines à la vente afin d'immobiliser ou transformer les potards en employés municipaux (salaire à négocier: 4000 € par mois semble une bonne première base).
2. Installer une caméra devant chaque officine afin de garantir sa sécurité, contrôler, entre autres, toute fermeture continue dépassant 365 jours afin de récupérer toute licence inutilisée pendant ce nouveau délai légal.
3. Ouvrir le capital aux professions libérales, sans limite.
4. Charger un organisme privé d'évaluer ces dispositions publiques (appel d'offre à maquiller).

Pour l'instant, nous n'en sommes qu'aux lames en plastique sur les guillotines... seules les têtes apeurées tombent.
www.aidecreationofficine.com
ElGringo ElGringoicon_post
Whoops : Quelle idée, se déposséder ?
Non, je pense que ceux qui s'intéressent au segment officinal dans le marché de la santé, vont s'en charger eux même comme des grands.
L'assistanat à la française, on s'occupe de vous ne vous inquiétez donc pas ...
Sur le même principe, le pharmacien collait naguère gentiment les vignettes sur le volet de facturation, puis généralisa le tiers payant prévu à l'origine pour les ALD (non?) à toutes les ordonnances, même la simple boite de Lévothyrox à moins de 2€ (non?), on s'occupe de vous et de tous vos tracas ...
Les eaux minérales, les laits infantiles, les couches pour bébé, les couches pour adulte, la parapharmacie, bientôt l'OTC, etc. nombreux sont les segments à marge qui quittent la pharmacie ...
Si le marché des cessions se bloque, les titulaires resteront en place, et moins ils sont endettés mieux ils supportent des plans dratiques d'économie (baisse de la marge des grossistes en vue, réétiquettage à réaliser, puis baisse des remises aux pharmaciens à prévoir, la fin des 2.5% en vue ? probablement ... souvenez vous il n'y a pas si londtemps des 3.5 ou 4.5 et plus ... (la marge brute sur le remboursé doit être en moyenne nationale à 21% en baisse constante)
20% sans remise grossiste à moyen terme ça va faire son travail de sappe !

Pour ACO :
Actuellement des municipalités aident significativement des MG sur leur commune, alors oui pourquoi pas droit de préemption qui vient de leur être octroyé recemment je crois, mais là pour des CA petits exclusivement. Ensuite quel statut pour le pharmacien ???
L'ouverture du capital semble être acquise sous 24/36 mois non ? et les limites qui l'accompagneront vouées à sauter.
Au fait plus personne ne parle de notre Sécu toujours aussi mal en point et Opéable si le gouvernement se prétait au jeu ?
El Gringo


Message édité par : ElGringo / 16-02-2008 10:33

ElGringo ElGringoicon_post
Dragibus :
Pour les emprunts en cours et les difficultés à les honorer, c'est un peu moins simple que tu l'exposes.
A rapprocher des "subprimes" crédits dont on parle beaucoup, si une défaillance définitive s'observe de la part d'un débiteur, le scénario est le suivant :
Le capital remboursé par l'emprunteur est systématiquement "éffacé" donc perdu : la banque cherche a récupérer le restant dû en capital qui devient le nouveau "prix" du fonds
Revente du bien nantis : le fond de commerce
Si le PV obtenu couvre le capital restant dû : l'emprunteur aura perdu le capital déjà remboursé (et les autres investissements dans l'affaire)
Si le PV obtenu est inférieur au restant dû de l'emprunt : solde déficitaire.
donc recours aux garanties de l'emprunt si elles existent, la banque vend le bien amené en garantie à un niveau suffisant pour couvrir ce solde (décôte parfois importante sur ce bien lors de cette vente forcée)
sinon possibilité de mettre en jeu une faute de gestion de la part du titulaire, ce qui engage sa responsabilité au delà de toute caution.
Enfin, la banque passe cette soulte non réglée en "pertes et profits" dans ses comptes.
ce sont ces pertes que vous voyez apparaitre en ce moment pour les crédits subprimes (emprunteurs peu solvables) quand les banques provisionnent des montants (SG 2 milliards + 600 millions plus récemment, City Group 10 milliards et ce n'est pas exhaustif et clos) qui correspondent à ces montant qu'elles estiment ne jamais pouvoir recouvrer.
Donc la banque ne commence à perdre qu'après que l'emprunteur ai tout perdu !
Et comble des montages de titrisation, la majeure partie de ces crédits douteux a été transformée en produits de placement, donc ce sont ces épargnants qui vont perdre en capital pour la majeure partie de ces défaillance !
les emprunteurs vont tout perdre, les épargnants vont perdre aussi en capital, et enfin les banques perdront de l'argent.
Alors quand on additionne les montants des provisions bancaires actuelles sur ces dossiers, je vous laisse imaginer ce que perdent les emprunteurs et les épargnants dans cette histoire !
El Gringo


Message édité par : ElGringo / 16-02-2008 10:53

dragibus dragibusicon_post
C'est moins simple qu'il n'y paraissait en effet.
Mais si la banque fait faillite, l'emprunt ne disparait pas avec elle ? Tu dis que la banque cherche à récupérer le restant dû. Pour cela il faut que la banque ait encore une existence, non ?
Ce n'est qu'une hypothèse d'école : je ne suis pas titulaire surendettée et je ne souhaite pas non plus l'écroulement de l'économie ;-)
ElGringo ElGringoicon_post
Le cas où la banque fait faillite est possible mais fort peu probable.
Il soustend le fait que ses clients souhaitent tous récupérer à un moment donné leurs fonds.
Ce n'est pas le cas de figure actuel, cela a été en partie le cas de la banque anglaise (nothern bank je crois) il y a peu, et la banque centrale anglaise est venu en aide à cette banque.
Mais comme tu le dis la banque récupère d'abord ses avoirs par tout les moyens possibles et légaux, ce n'est que la soulte qui peut faire défaut.
Dans ce cas et c'est ce qui se passe pour City group, des fonds extérieurs investissent à bon compte, fonds souverain en l'occurence pour City group, et prennent des parts dans la banque.
Cet argent frais permet de passer la cap difficile, et dans quelque temps la plus value sera au rendez vous pour l'investisseur.
Ce sera toujours l'emprunteur d'un côté et l'épargnant de l'autre qui prendront le bouillon, pas la banque.
El Gringo
loulou77 loulou77icon_post
il n y a pas besoin d'être surendétté pour plonger : au rythme des mesures nous concernant, quelqu un de pas surendétté peut devenir surendétté dans 2 ou 3 ans. ce qui est déplorable c'est de la façon dont on est considéré en haut lieu, les journaux, la télévision. il y a de cela 2 jours, j ai rencontré un ancien professeur de tennis et ami ( très bon prof)) reconverti dans la gestion de patrimoine aux agf, en discutant quand je lui ai exposé ma situation patrimoniale et financière après 10 années passées aux manettes, il m'a demandé si je ne me foutais pas de sa gueule ( doux euphémisme), d'où l'image que génèrent les médias.
loulou

ElGringo ElGringoicon_post
C'est clair que la considération du peuple envers les pharmaciens titulaires d'aujourd'hui passe par une lettre ouverte sur leur niveau de vie réel.
Le seul hic reste la disparité qui existe entre ceux qui vivent avec 2000 € mensuel et remboursent et ceux qui affichent 200 K€ annuel à leur IRPP !
Et ça le quidam smicard va avoir beaucoup de mal à le saisir, vous savez, celui qui n'a toujours pas compris la différence entre CA et bénéfice, celui qui pense que les dizaines d'Euros de son traitement chronique vont directement dans votre poche ! et il en est convaincu ...
Tant que le français moyen pensera que l'intégralité du montant de son ordo va dans votre poche, tout comme l'intégralité du montant des honoraire, la cause est perdue !!
Regardez comme ils percoivent les notaires, dont (à la louche) les émoluments ne sont comme pour les pharmaciens qu'environ 20% du montant du chèque à signer !!!

Quand à la notion de surendettement, elle est par essence variable dans le temps ...
Qui d'entre vous n'a pas vu le pharmacien lambda chercher un financement sur 12 ans avec un prévisionnel sur 5 !!! Cherchez l'erreur.
El Gringo
pharmaceutic pharmaceuticicon_post
Les mairies qui mettent les mains sur les officines, pourquoi pas les kholkoses etc... NOSTALGIE quand tu nous tient.. Et le PC à 15%, pourquoi pas???
pharmaco
ElGringo ElGringoicon_post
Pharmaceutic, j'admets fort volontiers que cela nous ramène à une histoire pas si lointaine dans un pays pas si lointain, mais le plus important sur ces posts n'est il pas de faire le distingo entre les faits et les interprétation, et là ACO relate un fait ! voté par notre assemblée, démocratiquement élue dans un pays sois disant en proie à un ultra libéralisme de bon aloi (elle est peut être là l'interprétation ?) !!!!

Réponse du Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales

publiée dans le JO Sénat du 23/03/2006 - page 869

La diversité commerciale constitue une nécessité permettant à chaque citoyen de satisfaire ses besoins, notamment en matière de consommation, sans avoir à effectuer des démarches trop importantes ou des déplacements trop longs. C'est pourquoi l'article 58 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises instaure un droit de préemption au profit des communes sur les cessions de fonds de commerce ainsi que sur celles des baux commerciaux, alors que la possibilité de préempter ne concernait auparavant, et en matière commerciale, que les murs. Par conséquent, toute cession de fonds de commerce ou de bail commercial inscrite dans un périmètre de sauvegarde délimité par le conseil municipal devra dorénavant être subordonnée, sous peine de nullité, à une déclaration préalable, faite par le cédant, à la commune qui disposera alors d'un délai de deux mois pour éventuellement se porter acquéreuse du fonds ou du bail commercial. Les modalités d'application de ce texte seront précisées par un décret qui nécessitera une concertation entre le ministère chargé du commerce et de l'artisanat, le ministère chargé de l'équipement ainsi que le ministère chargé des collectivités territoriales.

D'où mon propos sur des CA petits vu la valorisation actuelle, sinon la note risque d'être salée !
Quid de la mairie rachetant le fonds invendable sous ce prétexte à un administré bien introduit (sans arrières pansées sic) auprès du conseil municipal ???
El Gringo


Message édité par : ElGringo / 17-02-2008 15:45

ElGringo ElGringoicon_post
Dernier rebondissement en date :

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5159990

Comme quoi, après les emprunteurs, les épargnants, c'est au tour des contribuables de devoir payer la facture !!!

Même dans un cas extrème et celui ci en est un, la banque est renflouée aux frais des divers protagonistes, et le dernier recours semble devoir être dans ce cas le contribuable anglais.

On n'échappe pas à ses traites ...
El Gringo
aidecreationofficine aidecreationofficineicon_post
Il y a quelque temps, une petite enquête très discrète avait été réalisée auprès des pharmacies rurales... afin de déterminer l'éventuelle volonté des pharmaciens d'être fonctionnarisés. A la grande surprise générale, la plupart des potards campagnards reconnaissait en catimini que le statut de fonctionnaire avec toutes ses garanties, pour 35 heures par semaine, et un salaire fixe mensuel accompagné de cinq semaines de congés annuels... leur convenait tout à fait.
Restait juste à déterminer le salaire.
Dernière estimation probable: 4 000 euros par mois.

Derrière tout changement législatif se cache soit un constat soit une intention, soit les deux mon capitaine. Le décret donnant droit de préemption sur les fonds d'officine aux municipalités est une réalité, bientôt tangible, les municipales approchent...

www.aidecreationofficine.com
aidecreationofficine aidecreationofficineicon_post
Plus d'infos dans le Moniteur du 16 février 2008, page 41: "Attention au droit de préemption des communes!"

Et sur Légifrance...
www.aidecreationofficine.com
Annonces de Pro
logo_atp2.png
Librairie
Réussir son transfert d'officine
Corinne Daver,François Pouzaud

Toutes les règles à respecter pour réussir son projet de transfert d'officine. Idées clés, encadrés sur la réglementation à connaître, témoignages et conseils vous éclaireront sur la démarche à suivre. Succès garanti !



30,00 € TTC
Activité du site

Pages vues depuis 2003 : 628 899 996

  • Nb. de membres 15 626
  • Nb. d'articles 373
  • Nb. de forums 31
  • Nb. de sujets 9
  • Nb. de critiques 46

Top 10  Statistiques