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Licenciement d'une préparatrice pour délivrance non conforme de contraception d'urgence#20539

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Bonjour,

Je pose la question pour un ancien collaborateur, désormais titulaire depuis un an. Toutes les réponses lui seront transmises.

Une préparatrice assez âgée, présente dans l'officine depuis 20 ans (soit bien avant la reprise), a réalisé à plusieurs reprises des délivrances non conformes.
Pour diverses spécialités : clozapine sans carnet, Roaccutane sans carnet, valproate sans attestation, Ozempic sans attestation de prise en charge... Suite aux divers rejets et à la crainte d'un contrôle, les délivrances de médicaments à dispensation particulière lui sont désormais interdites sans supervision par la pharmacienne adjointe ou le pharmacien titulaire.

Lors de l'entretien visant à le lui annoncer, elle a expliqué que, selon elle, elle devait « donner des médicaments, un point c'est tout » et n'était pas responsable de ce qui était noté sur l'ordonnance ou des conditions de délivrance, ne se considérant en aucun cas comme une professionnelle de santé. Cela lui a valu un premier avertissement (tracé).

Plusieurs avis Google concernant la pharmacie font mention (depuis avant la reprise) du non-respect des conditions de délivrance de la pilule du lendemain : facturation à des patientes éligibles au remboursement (désormais toutes les femmes, même si ce n'était pas le cas à l'époque), refus de délivrance non justifiés, discours moralisateur, etc.

Mon ancien collaborateur a donc consacré un temps de formation à son équipe, comprenant notamment les conditions de délivrance de la contraception d'urgence, les conseils à donner, les idées reçues, la discrétion nécessaire... afin d'harmoniser les pratiques au sein de l'officine.

Malheureusement, cette préparatrice ne réalise toujours pas des délivrances conformes : culpabilisation des patientes, informations erronées (affirmant qu'il s'agit d'une pilule abortive), non-respect des conditions de remboursement pourtant abordées lors de la formation.

Un second entretien a eu lieu pour faire le point sur ce problème, durant lequel elle s'est justifiée par ses convictions religieuses et ses opinions politiques, ce qui a entraîné un deuxième avertissement (tracé).

Aucune évolution n'a été constatée dans ces comportements, avec une nouvelle situation problématique concernant la contraception d'urgence le 29/05/2026 ayant porté atteinte à la réputation de l'établissement. Avec un bruyant accro au comptoir et une menace par la patiente de porter plainte (qui ne le fera finalement pas après discussion avec la pharmacienne adjointe ayant apaisé la situation).
Un nouvel entretien entre la préparatrice en question et mon ancien collaborateur (le titulaire de l'officine) est donc programmé.

Se pose désormais la question d'un licenciement : cette attitude justifie-t-elle un licenciement pour faute grave ? (c'est à dire sans préavis ni indemnité, dans le cas où l'entretien se passe mal)

Merci d'avance pour vos réponses.
 Message édité par : CompresseComplice2 / 09-06-2026 13:01
Manager Managericon_post
Bonjour,

C'est effectivement désolant.
Un salarié effectue sont travail sous les directives de son employeur, ça s'appelle la subordination.
On peut refuser de faire des choses répréhensibles par la loi sans conséquences, mais il s'agit là de refuser d'effectuer une tâche sous directives, et c'est encore plus vrai pour un préparateur qui travaille sous contrôle effectif.
Pour ce qui est de la sanction, je me garderai bien d'affirmer quoi que ce soit. Il faudrait prendre conseil auprès d'un avocat spécialisé.
Bon courage.
Ledude Ledudeicon_post
Oui, avocat sans aucune hésitation. Y a probablement moyen que ça passe, mais il faut être fortement accompagné car vue l’ancienneté elle ira aux prud’hommes probablement. Sur la forme et le fonds -> avocat.

On vit dans un pays communiste ou tu ne peux pas licencier un salarié ayant volé dans la caisse. Où il est d’usage de « se mettre en arrêt ». Donc ne surtout pas partir du principe qu’il y a du bon sens ou de la justice !
Piroy Piroyicon_post
Bien entendu que ça justifie un licenciement. Les choses ayant été bien faites ou pas, oui elle ira quand même surement aux prud'hommes. Mais franchement avec tout ce que tu dis, il semblerait que ton collab a tout bien fait, il veut vraiment prendre de tels risques avec une cinglée dans son équipe ?

D'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une erreur non intentionnelle. Elle fait du refus d'obéir aux consignes de l'employeur, non respect volontaire de la législation en vigueur (pour info on a pas de clause de conscience contrairement aux médecins sur ces questions). Il devrait contacter un avocat au plus vite
Ledude Ledudeicon_post
Et je pense qu’une mise à pied vue le contexte s’impose (à valider avec avocat)
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