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Peur de ne pas trouver d'officine#20533

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Tyrro Tyrroicon_post
Bonjour à tous,

Je me permets de publier ici afin d’avoir des avis et retours de professionnels de l’officine concernant ma situation.

J’ai 32 ans et je suis actuellement AESH en ULIS. Après plusieurs années de réflexion, j’ai été admis en DEUST Préparateur Technicien en Pharmacie en alternance pour la rentrée 2026 à Lyon. J’ai déjà passé plusieurs entretiens et participé récemment à un job dating organisé par mon école avec deux pharmacies avec qui cela s'est bien passé mais une nouvelle coupe budgétaire est encore passée par là...

Les retours que j’obtiens sont globalement positifs sur mon profil humain et ma motivation, mais un point revient très souvent : le coût d’une alternance adulte en reconversion professionnelle, surtout dans le contexte économique actuel des officines.



J’ai déjà contacté plus d’une centaine de pharmacies, avec quelques entretiens encourageants, mais beaucoup me disent ne pas avoir le budget ou attendre d’y voir plus clair avant de recruter.

Je voulais donc avoir vos avis sincères :

Est-ce qu’il devient réellement très compliqué aujourd’hui pour une officine de prendre un adulte en reconversion ?
Pensez-vous que la situation peut encore évoluer positivement dans les prochains mois ou devrais abandonner ?
Avez-vous des conseils pour maximiser mes chances malgré ce contexte ?

Je reste très motivé par ce projet et je suis conscient des réalités du métier ainsi que des contraintes économiques actuelles. Je cherche surtout à mieux comprendre la vision des professionnels du terrain.

J'aimerai tellement faire le DEUST en deux ans + une troisième année et faire la spécialisation en aroma/phyto/herboristerie et celle en dermocosmétique.

Merci beaucoup à celles et ceux qui prendront le temps de me répondre.
Ledude Ledudeicon_post
Honnêtement non, le budget n’est pas du tout délirant. Si tu es dégourdie, tu seras utile à la pharmacie. Je ne sais pas la situation à Lyon, mais en général le marché est plutôt en faveur des candidats.

Le risque pour l’employeur c’est que tu sois un boulet, ou une fainéante. Si ce n’est pas le cas, il faut que tu montres que tu as envie de bosser.

Ton passé d’AESH peut faire un peu peur, car désolé mais ça a un peu l’image d’un truc de branleur… En pharma on attend des gens très dynamiques, avec une vraie force de travail, d’où potentiellement les refus (j’ai pas les moyens étant la manière polie et lâche de dire que tu n’as pas convaincu). Est souvent attendu aussi un côté commercial, là aussi ça peut faire un peu peur ton expérience passée.
Tyrro Tyrroicon_post
Je vais être honnête : qualifier le métier d’AESH de “truc de branleur”, c’est quand même extrêmement réducteur et assez injuste.

Mon quotidien actuel, ce n’est pas “rester assis à rien faire”. J’accompagne des élèves en situation de handicap dans un dispositif ULIS, je gère des situations de crise, je dois adapter ma communication selon les profils, garder mon calme, faire preuve de patience, d’organisation et d’endurance mentale au quotidien. Je créé des outils en coopération avec l'enseignante Spé, j'ai organisé des journées sculpture sur laine, atelier bougie... Je suis extrêmement loin d'être un "branleur" et je trouve ce quolibet offusquant...

En parallèle, j’anime aussi un club scolaire, je travaille avec des équipes éducatives, des familles, des enseignants, je prépare des activités et je tiens des journées qui finissent parfois tard. Ça demande justement de l’énergie, de la rigueur et de la polyvalence.

Donc non, je ne pense pas que mon parcours reflète quelqu’un de “fainéant” ou de “pas dynamique”. Au contraire, si j’ai tenu plusieurs années dans ce domaine, c’est justement parce que je sais travailler, m’adapter et gérer des responsabilités humaines importantes.

Je comprends en revanche ce que vous voulez dire sur les attentes en officine : rythme, charge de travail, relationnel, aspect commercial, etc. Et justement, c’est aussi pour ça que je travaille mon projet sérieusement depuis des mois, que je me renseigne énormément sur le métier, que je démarche des pharmacies, que je prépare mes entretiens et que je cherche à montrer ma motivation de manière concrète.

Ce n'est pas être lâche, si tu es courant des derniers articles sur le DEUST prépa pharma, tu saurais qu'il y a eu des mesures drastiques sur l'apprentissage en plus de la taxation des apprentis, doublé d'une nouvelle réduction/coupe budgétaire spécifique au DEUST.... Donc c'est une réalité ! Cela peut faire peur mon expérience passé ? Les nombreux entretiens que j'ai eu étaient surtout négatif dû au coût de la reconversion, en revanche toute mes expériences ont largement intéressées au contraire (empathie, travail avec public en situation de handicap, étant diplômé en gestion/administration, je sais gérer des stocks, logiciels, logistique, mail fournisseur, et relationnel client/accueil également)... Mais bref... Je suis juste un branleur...

Ledude Ledudeicon_post
J’ai pas dit que c’était un truc de branleur j’ai dit que ça avait l’image d’un truc de branleur. C’est ainsi, c’est peut être faux, mais c’est comme ça.

Sur le coût, c’est plus cher qu’avant mais ça reste très avantageux pour un employeur. L’excuse de « pas de budget » est beaucoup plus facile à dire que « je vous sens pas trop ». Ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas que tu penses que c’est uniquement à cause du budget, car potentiellement c’est faux (et lache de l part de l’employeur de pas assumer).

Tu vois ta réaction : tu as mal compris mon propos, tu te justifies, et tu ne te remets pas en question. En entretien, c’est exactement comme ça qu’on se fait recaler. Donc bon, ce n’est pas méchant mais remets toi en question avec un peu d’humilité, tu cherches à rentrer dans un monde que tu ne connais pas et qui est plus pragmatique que le socio-éducatif. Et je ne pense pas que ton expérience soit bloquante, ni le budget, ce seront des excuses parfaites si tu ne trouves pas, mais si tu fais un effort je vois pas de raison (sauf si c’est hyper concurrentiel dans ton coin).
Tyrro Tyrroicon_post
Je pense justement que tu te trompes sur ce point.

Se défendre face à un propos que l’on considère injuste ou caricatural ne veut pas dire qu’on refuse toute remise en question. Je suis en reconversion depuis des mois, je prépare mes entretiens, je démarche énormément d’officines, je travaille mon discours, j’écoute les retours qu’on me fait et je suis parfaitement conscient que je rentre dans un secteur nouveau pour moi.

En revanche, je ne pense pas que l’humilité consiste à accepter sans réagir des raccourcis sur mon métier ou ma personnalité.

Et concernant le côté “pragmatique”, je pense justement que le médico-social et l’ULIS le sont énormément : gestion de crise, adaptation constante, charge mentale, communication avec familles et professionnels, organisation, résistance au stress, polyvalence… On est très loin d’un univers “hors réalité”.

Arguer que les officines sont "lâches" et ne disent pas la vérité en omettant volontant le fait qu'il y a une crise économique dans le secteur officinal est piégeux voire mensonger.

Je comprends totalement qu’une officine attende du dynamisme, de la rapidité et de l’efficacité. Mais je ne pense pas que répondre à un message sur un forum, après avoir lu que mon métier a “l’image d’un truc de branleur”, soit représentatif de mon comportement en entretien professionnel.

Par ailleurs, à la base, je ne demandais pas une analyse psychologique de mes entretiens ni de ma personnalité. Mon sujet portait surtout sur la réalité actuelle du recrutement en reconversion adulte dans le contexte du DEUST et des restrictions budgétaires récentes. J’ai l’impression que la discussion s’est éloignée du sujet initial.

Je vais donc m’arrêter là et ne plus TE répondre davantage car ce n'est pas la question. Ainsi tu pourras penser que je ne prends "pas assez de recul, pas assez humble" mais je suis assez lucide et je connais mes limites lorsque je suis visiblement en face d'une personne qui en veut pas répondre convenablement ou comprendre le sujet.
 Message édité par : Tyrro / 25-05-2026 21:57
Ledude Ledudeicon_post
Cqfd
Tyrro Tyrroicon_post
“Le sarcasme donne parfois l’illusion d’avoir raison, mais il ne remplace jamais un argument.”
CompresseComplice2 CompresseComplice2icon_post
Bonjour,
J'ai connu une apprentie préparatrice de 47 ans en réorientation dans l'officine il y a deux ans.
Il me semble que c'est quelque chose de courant... Il faut voir où vous habitez.
Dans mon cas c'était dans une grande ville (j'imagine avec plus de choix/roulement dans les officines ?).
Sinon l'école des préparateurs/la fac peut vous orienter vers certaines pharmacies, mais je pense que vous avez déjà fait ces démarches là.

Ne vous inquiétez pas, personnellement en tant que pharmacien je ne vois pas les AESH comme des fainéants (d'ailleurs c'est bien la première fois que j'entends un truc pareil).

Votre expérience dans le médico-social peut être un vrai atout dans le relationnel avec les patients.
J'espère que vous trouverez rapidement une solution.
On se plaint en permanence de ne pas trouver de préparateurs, qu'ils souhaitent tous des CDD, que plus aucun diplômé ne reste dans le métier... mais si on n'accepte pas les profils atypiques, ça ne risque pas de s'améliorer.
 Message édité par : CompresseComplice2 / 26-05-2026 10:09
Tyrro Tyrroicon_post
Bonjour,

Merci beaucoup pour votre message, sincèrement. Ça fait du bien d’avoir un retour nuancé et humain sur la situation actuelle.

Votre témoignage concernant l’apprentie de 47 ans me rassure également, car j’ai parfois l’impression que la reconversion adulte devient presque “anormale” alors qu’elle devrait justement être encouragée dans un secteur en tension.

Je suis dans la région lyonnaise, donc j’espère effectivement que le bassin plus large finira par jouer en ma faveur. J’ai déjà pris contact avec l’école, participé à un job dating et démarché beaucoup d’officines, donc j’essaie vraiment de rester actif malgré le contexte actuel.

Merci aussi pour votre regard sur le métier d’AESH. Mon expérience dans le médico-social m’a énormément appris sur le relationnel, l’adaptation, la gestion du stress et l’écoute, donc lire que cela peut aussi être perçu comme une force en officine me rassure beaucoup.

Et je partage totalement votre dernière réflexion : on parle souvent du manque de préparateurs et des difficultés de recrutement, donc je pense aussi qu’ouvrir la porte à des profils atypiques, motivés et en reconversion peut être une vraie richesse pour le métier. Surtout que pour le coup, je veux être prépa pharma mais être spécialisé (CQP Dermo et aromathérapie/herboristerie/phyto) et faire une licence là dedans ! Donc c'est vraiment dans l'optique de devenir un collaborateur !

Encore merci pour votre bienveillance et votre retour d’expérience.
Trahcoh Trahcohicon_post
La contrainte budgétaire n'est pas un problème à évacuer. Les pharmacies de taille importante réalisent en moyenne de plus grosses marges bénéficiaires. Donc si je cherchais un employeur dans ce secteur avec des moyens financiers, j'irais d'abord voir les plus gros.

Le chiffre d'affaire des entreprises est souvent disponible en ligne.
Tyrro Tyrroicon_post
Merci !

Malheureusement, que cela soit de grandes ou petites, je n'ai eu jusqu'à présent que des retours négatifs (pas sur ma personne) mais le coût d'une reconversion... J'ai bien choisi mon année pour me reconvertir. Après j'essaie de ne pas désespérer, je susis toujours en CDI sur mon poste et il me reste 2 job datings à faire dispensés par l'école...
amir amiricon_post
Bonjour, personellement, je trouve votre profil pluôt interessant pour le monde officinal:

-nous savons pertinement que nous devons former nos apprentis sur le plan professionel, mais nous avons des difficultés avec des bases ( etre ponctuel, sérieux, bon relationnel client...). votre ancienne expérience est un atout : vous avez déjà la rigueur que impose le cadre très réglementé impliquant discétion, suivi des situations, et coordinations avec plusieurs professionels. c'est très rassurant pour nous titulaires.

- notre coeur de métier reste le soin et l'accompagnement, l'empathie et le lien de confiance. qualitès indsipensables déjà acquises dans l'accompagnement des éleves à besoins particuliers .

- votre age peut etre vu aussi comme un gage de maturité et de stabilité pour un futur tuteur car on on souhaite garder une personne de qualité formée chez nous et surtout à notre manière de travailler.
- n'oubliez votre capacité à intergrer une équipe et votre géstion du stress.

et pour finir, sachez que nous sommes plusieurs aussi dans le monde officinal a etre conscient du rôle primordial et ô combien essentiel pour inclure nos jeunes éleves dans le circuit "classique" des études et, ce , malgré les difficultés immenses, le manque de considération chez certains et la faiblesse du salaire. j'éspère que vous trouverez l'officine qui corespondra à votre projet
Piroy Piroyicon_post
Sincèrement désolé mais je suis entièrement d'accord avec Ledude, il te fait une remarque générale sur un préjugé bien ancré chez mes confrères et tu prends ça pour toi. Pour moi ça serait un gros red flag en entretien. J'ai déjà vu des personnes sensibles s'embrouiller avec un médecin (dieu merci pas dans ma pharmacie) pour des remarques futiles.

Des préjugés, des remarques à la con, tu vas systématiquement en avoir au comptoir. Il faut parfois accepter de faire le dos rond tant que ça reste raisonnable (le remarque de Ledude l'était;)), sinon tu vas passer des journées très désagréables.

Ton profil est intéressant, tu es investi ça se voit (peut-être trop?), pour le budget je n'y crois pas non plus, ça va on est pas encore à l'os à ce point non plus.

Bon courage dans ta recherche !










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