PREPARATIONS EN DEVENIR 4566


La malencontreuse affaire des préparations à base d'extraits thyroïdiens a mis en évidence certaines dérives mercantiles officinales en général et le flou juridique qui s'applique aux préparations en particulier.


La malencontreuse affaire des préparations à base d'extraits thyroïdiens a mis en évidence certaines dérives mercantiles officinales en général et le flou juridique qui s'applique aux préparations en particulier.

En mai 2006, l'AFSSAPS interdit les dérivés d'hormones thyroïdiennes dans les préparations. Peu de temps après l'IGAS publiait un rapport relatif aux préparations réalisées à l'Officine et à l'Hôpital, relevant au passage des pratiques fort différentes.

Enfin, l'AFSSAPS a débattu fin octobre d'un projet de texte qu'elle pourrait présenter au cours du premier trimestre 2007 concernant des bonnes pratiques. Pour mémoire, les Bonnes Pratiques de Préparations Officinales, parues en 1988, ne suffisaient plus à encadrer juridiquement la préparation magistrale, puisque obsolètes et non opposables.

Nous ne disposons pas encore du contenu de ce projet mais des grandes lignés évoquées dans la presse professionnelle : contrôle renforcé et traçabilité des matières premières, révision du Formulaire National, clarification de l'exercice de la sous-traitance, en un mot : l'exigence de la qualité.

De telles intentions ne peuvent être que louées par tout professionnel consciencieux. Il faudra, bien évidemment, que le niveau d'exigence de cette future réglementation ne mette pas en péril la capacité à réaliser les préparations dans les officines, en raison de critères irréalistes.

Pour faire face à ce nouveau et souhaitable besoin d'exigence, un hebdomadaire professionnel évoquait récemment « une accréditation ou un DU préparations » ...

Ceci nous met face à un paradoxe particulièrement singulier : certains pharmaciens, passionnés de préparations, opteraient volontiers pour une spécialisation afin de satisfaire à cette nouvelle réglementation. Dans le même temps, certains CFA, pressés d'enterrer l'enseignement des préparations au prétexte fallacieux de leur disparition, sont prêts à vouloir gommer la spécificité et la technicité du diplôme de Préparateur en Pharmacie. Voilà qui est édifiant !

Il s'agit véritablement d'une cécité bien particulière que de refuser de constater que l'évolution du métier de Préparateur en Pharmacie ne passe pas forcément par l'abandon de l'aspect technique : l'actualité nous renforce dans cette opinion.

Si la volonté de l'AFSSAPS est, demain, d'obtenir une meilleur qualité en ce domaine, nous avons toutes les cartes en main pour atteindre cet objectif : adaptons la formation du Préparateur en ce sens. Ceci n'est aucunement incompatible avec un renforcement de la formation en pharmacologie, par ailleurs très souhaitable.

En conclusion, rappelons, une fois encore, notre volonté de ne pas accepter le mélange des genres et des responsabilités.

La vocation et le rôle des centres de cours est de délivrer une formation conforme au référentiel du BP, dans le respect des réglementations en vigueur. Les opinions, jugements et décisions visant à modifier, adapter ou faire évoluer le contenu du diplôme ou des examens officiels relèvent strictement de la compétence de la branche professionnelle (c'est à dire des partenaires sociaux) et des ministères de tutelle (Santé et Education Nationale).

Le périmètre des responsabilités de chacun est, à cet égard, particulièrement clair.


Olivier CLARHAUT,
Secrétaire Général du Syndicat FO Pharmacie Nord-Pas de Calais.
Http://asso.nordnet.fr/fopharma/

Mail : fopharma_at_nordnet.fr



ClarhautClarhaut Publié le : Jeudi 25 janvier 2007 @ 15:17:17

Manager Manager
Bien sur Olivier, je partage cette volonté de voir le métier de préparateur en pharmacie plus actuel, plus technique.



Bien sur Olivier, je partage cette volonté de voir le métier de préparateur en pharmacie plus actuel, plus technique.



Comme je le soulignais dans un de mes premiers articles à la création du site, la préparation officinale à pris du plomb dans l'aile il y a longtemps déjà et nous n'avons pas su ou pas voulu défendre ce qui faisait l'âme de notre métier quand il en était encore temps.



Alors oui, il faut faire évoluer les Bonnes Pratiques de Préparations Officinales et surtout les faire appliquer.



Ce que je crains, hélas pour notre fonction, c'est de voir de plus en plus d'officine confier leurs préparations à des sous-traitants. Ceci peut être considéré comme un mieux pour le respect des BPPO, personnellement je crains que ce soit un coup de plus pour notre fonction.



Pour ce qui est des CFA, que pensez des CFA qui n'intègrent aucun préparateur dans leur équipe enseignante...

bernymikado bernymikado
Chèr Francis...



je devine l 'un des CFA dont tu parles , mais chut pas un bruit

Les préparations , vont revenir d'une manière importante à l officine , je parle des préparations anti-mitotiques et autres protocles chimio , car oui l'hospitalisation à domicile même en cas de cancer sera demain de plus en plus fréquente!!!!

alors oui , il faut apprendre à réaliser des préparations , celles du BP , et d'autres , avec des exigences strictes et des contrôles à toutes les étapes de la fabrication .... visées par un pharmacien....

je crois que notre métier va reprendre ses lettres de noblesses



ce qui est dommage c'est que comme à chaque fois ce soit le milieu hospitalier et nos collègues que je salue (je fut moi même pdt quelques mois l'un des leur) qui soient en avancent sur ce domaine ...................
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