website logo
Auteur
avatar
CompresseComplice2

Forum » » Les inclassables » » Nouvelles missions : allons-nous nous fritter avec les autres pro de santé ?


Posté : 27-07-2025 15:26 icone du post

Je sais que la vaccination à l'officine, et encore plus la prescription de ces vaccins, a été très mal reçue par les IDE. Les choses semblent légèrement apaisées, en tout cas dans toutes les pharma où j'ai bossé (étudiant/jeune pharmacien débutant) on vaccinait à la pelle, sans craintes ni menaces des autres pro de santé. Il a été déposé 7 propositions de nouvelles missions par notre syndicat auprès du ministère, à la demande de celui-ci et avec le soutien de l'Assurance Maladie. Les voici : 1. Prescription de contraception après pilule du lendemain « De nombreuses femmes qui viennent chercher une pilule du lendemain n’ont aucune contraception régulière. Certaines en font même un mode de contraception, ce qui est inefficace et risqué », alerte Pierre-Olivier Variot. Le pharmacien pourrait proposer une contraception hormonale immédiate, sur le modèle québécois, et organiser un rendez-vous médical pour assurer le suivi. 2. Prise en charge des conjonctivites Virales, bactériennes ou allergiques, les conjonctivites sont fréquentes et souvent bénignes. Les pharmaciens pourraient les prendre en charge, y compris en délivrant des collyres antibiotiques, comme ils le font déjà pour les cystites et les angines. 3. Traitement des douleurs dentaires Une antibiothérapie initiée à l’officine éviterait un premier passage chez le dentiste. « Le patient consulterait ensuite avec une plaie propre, plus simple à traiter. Nous avons déjà de nombreux protocoles locaux : il suffirait de les nationaliser. » 4. Retrait de tiques Les pharmaciens pourraient assurer l’extraction de tiques et initier une antibioprophylaxie si nécessaire. « Une intervention rapide permettrait de limiter le risque d’infection, notamment par la borréliose de Lyme. » 5. Soins de plaies simples Entorses, éraflures, petites plaies : les pharmaciens sont souvent sollicités pour des blessures bénignes. « Nous devrions pouvoir désinfecter, poser un pansement, et orienter vers les urgences si la situation l’exige », défend Pierre-Olivier Variot. 6. Délivrance de kits de dépistage L’USPO propose d’élargir la gamme des dépistages accessibles en pharmacie. Au-delà du test de dépistage du cancer colorectal, elle revendique la distribution de kits d’autoprélèvement du papillomavirus, ainsi que de tests pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). 7. Vaccination du voyageur La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) défend la compétence vaccinale des officinaux pour les voyageurs, y compris en contexte ultramarin. L’exemple du chikungunya à La Réunion est édifiant. Il a fallu en passer par la loi pour que le pharmacien puisse vacciner. « Le circuit de dispensation prévu – a fortiori lors d’épidémie – pour le vaccin est incohérent. Le pharmacien est formé à l’acte vaccinal. Ce qu’on attend de lui, c’est qu’il vaccine. Pas qu’il coche des cases dans Excel. » Ne risque-t-on pas de grosses frictions avec les autres pro de santé du secteur ? Je pense notamment aux dentistes de ma connaissance qui sont très frileux à l'idée de nous laisser nous approcher des dents. J'attends votre avis. Moi je suis pro nouvelles missions donc très enthousiaste, mais il ne faut pas oublier qu'on cohabite avec d'autres professionnels, dans un écosystème particulier.

Cet article provient de Pharmechange
https://www.pharmechange.com/viewtopic.php?topic=20444&forum=10